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Des astuces naturelles contre la sinusite

La sinusite est une inflammation des muqueuses qui recouvrent l'intérieur des sinus. Elle survient généralement après un rhume car du mucus commence par remplir les sinus et finit par s'infecter. Les symptômes de la sinusite sont une congestion nasale accompagnée de douleur dans la région du nez et des maux de tête. Voici des astuces naturelles pour combattre la sinusite et réduire l'intensité de ses symptômes.

L'ail

L’ail possède des propriétés antibactériennes que le scientifique Louis Pasteur a mis en évidence en 1858. Depuis, de nombreuses recherches ont confirmé l’activité antibiotique de l’ail. L'ESCOP reconnaît également les bienfaits de l'ail comme traitement en cas d'infection des voies respiratoires.
Le traitement peut se faire par la consommation de cet aromate directement dans l’alimentation à raison de 4 gousses d'ail frais (16 g) par jour ou 2 à 4 g d'ail séché 3 fois par jour. Il est aussi possible d'ingérer 2 à 4 ml de teinture d'ail 3 fois par jour.

L'ail possèderait en plus de nombreuses autres vertus. Il pourrait notamment aider à prévenir les maladies cardiovasculaires, l'hypertension artérielle - ces bienfaits sont reconnus par l'Organisation Mondiale de la Santé - et certains cancers comme le cancer estomac, le cancer colorectal, ou celui de la prostate). 
 

L'hydrastis

L’hydrastis est une plante qui comporte 2 principes actifs : la berbérine et l’hydrastine. Des essais ont démontré que la berbérine posséderait une activité antibiotique à large spectre contre plusieurs variétés de bactéries. Elle soulagerait l’inflammation des muqueuses comme le nez, la bouche et la gorge.
En cas de sinusite, un bain nasal 3 ou 4 fois par jour avec 12 ml de teinture d’hydrastis mélangée à un peu d’eau peut s’avérer efficace pour réduire l’intensité des symptômes.
 

Attention, l’hydrastis est contre-indiquée lors d’une grossesse ou lors de l’allaitement car certains composés de cette plante peuvent provoquer des contractions utérines.

L'échinacée

Remède favori des Indiens d’Amérique contre toutes sortes d’infections, l’échinacée est une plante qui servirait à prévenir les infections des voies respiratoires supérieures comme le rhume, la sinusite ou la laryngite. Des chercheurs allemands ont démontré qu’elle était un immunostimulant capable d’accélérer la guérison des infections bactériennes, fongiques et virales.
Il est important de commencer la prise d’échinacée dès les premiers signes d’une infection des voies respiratoires supérieures.
Faire infuser 1 g de racines ou de parties aériennes d'échinacée séchées dans une tasse d’eau bouillante, à renouveler 1 à 6 fois par jour. Il existe également des capsules et comprimés d’échinacée : prendre l’équivalent de 1 g d’échinacée 3 fois par jour.
 

Attention : les personnes asthmatiques ou souffrant d’allergies sont plus susceptibles d’être allergiques à l’échinacée. Les enfants sujets aux otites ne doivent pas prendre d’échinacée car elle pourrait augmenter le risque de souffrir d’une otite.


L'ananas

L’ananas est composé de broméline, une substance complexe qui pourrait soulager les symptômes de la sinusite (maux de tête et douleurs nasales).

La broméline, contrairement à d’autres enzymes qui sont dégradées dans le système digestif, serait partiellement absorbée par l’organisme et passerait dans le sang. Elle réduirait la production des prostaglandines (= des substances d'acides gras non saturés) qui sont à l’origine d’une inflammation et aurait des effets bénéfiques sur le système immunitaire. Le mécanisme d’action de la broméline reste cependant encore flous.

L'eucalyptus et la menthe poivrée

L’eucalyptus et la menthe poivrée seraient de bons moyens de guérir une sinusite. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) reconnaît leur usage pour soulager l’inflammation des voies respiratoires. Néanmoins les études sur l'homme manquent pour confirmer leur efficacité. Seuls des essais sur des souris ont pu montrer leur effet anti-inflammatoire.

Le traitement peut se faire par friction du front et des tempes avec de l’huile essentielle d’eucalyptus ou de menthe poivrée ou sous forme de tisanes (infuser 2 à 3 g de feuilles séchées dans 150 ml d’eau bouillante à raison de 2 tasses par jour).

Attention, ce traitement ne convient pas aux enfants de moins de 6 ans car il peut déclencher un bronchospasme (= contraction des bronches qui rend la respiration difficile). Il est également déconseillé lors d’inflammation gastro-intestinales, d'inflammation des voies biliaires, de troubles hépatiques graves ou d'inflammation des reins.

Référence: Passeport Santé

La gastro-entérite, qui se caractérise par des diarrhées et des vomissements, est une maladie, en général hivernale, qui ne permet pas de s’alimenter correctement.

Se mettre à jeun

Si vous avez une gastro-entérite, mieux vaut limiter au maximum votre alimentation les tout premiers jours pour ne pas surcharger votre intestin qui a déjà beaucoup à faire.

Mettre son système digestif au repos pendant au moins 24 heures sera salutaire et permettra de guérir plus rapidement.

En règle générale, il n’est pas très difficile de rester à jeun, l’appétit étant rarement au rendez-vous en cas de gastro. Peu à peu, certains aliments seront réintroduits dans l’alimentation tandis que d’autres resteront à éviter jusqu’à disparition des symptômes.

Les aliments à éviter

Manger de tout, en cas de gastro-entérite, c’est potentiellement retarder le processus de guérison, voire même aggraver les symptômes de la maladie. Lorsque la maladie se déclenche, évitez donc de consommer les aliments suivants :

-les fritures, dont vous n’aurez normalement de toute façon pas envie

-les légumineuses

-les fruits et légumes crus et/ou cuits, à l’exception des bananes, des pommes et des carottes

-les féculents complets: pain complet, pâtes complètes, riz complet, etc.)

-le poivre et les épices

-le café

-les boissons trop sucrées



Les aliments à privilégier

Si certains aliments sont à éviter, d’autres, au contraire, sont à privilégier pour rétablir un bon transit. Parmi eux :

-des bananes mûres et des pommes crues ou cuites (en compote ou au couteau)

-des carottes cuites

-du poisson maigre à la vapeur et de la viande rouge maigre grillée, sans sauce.

-du jambon et /ou du poulet

-du fromage et des yaourts

-du pain blanc, des pâtes, du riz, des biscottes, le riz étant à privilégier car il ne contient pas de gluten, contrairement aux pâtes et au pain.

Le riz, l’allié anti-gastro numéro 1

Le riz, blanc exclusivement, est à privilégier en cas de gastro-entérite. Il doit être cuit à l’eau pendant longtemps, ce qui lui permettra de dégager tout son amidon.

Le riz a pour vertu de ralentir le transit intestinal, qui va trop vite en cas de gastro, et de fournir des glucides lents qui permettent de gagner en énergie et de mieux combattre la maladie

Boire beaucoup d'eau

Pour éviter la déshydratation liée aux vomissements et à la diarrhée de la gastro-entérite, il est conseillé de boire au minimum 2 litres d’eau par jour. Pensez aux tisanes, aux bouillons de légumes,... et choisissez une eau plate riche en sodium pour compenser la perte en sels minéraux.

On ajoutera un peu de sucre dans l’eau ou les tisanes des enfants pour maintenir un apport en glucides satisfaisant. Les jus de fruits trop sucrés et l’alcool, qui déshydrate, sont à proscrire. Les sodas sucrés peuvent soulager à condition d'être bus en quantité modérée et d'être débarrassés de leur gaz avant d’être consommés.

Écouter son corps

Au-delà des aliments à privilégier et ceux à proscrire, il faut savoir écouter son corps. Si vous avez envie d’un bon bol de soupe ou d’une tartine avec du miel, ne vous l’interdisez pas.

Le corps sait très bien dicter ses envies et le cerveau ne vous enverra pas des envies d’aliments si l’intestin n’est pas capable de les digérer…. Le seul écueil à éviter : manger en trop grandes quantités, ce qui peut arriver lorsque la faim revient et qu’on se sent mieux. Donc les pâtes carbonara oui, mais avec modération...

Rétablir la flore intestinale

Suite à une gastro, le but est de rétablir la flore intestinale, c’est-à-dire, de repeupler l’intestin des milliards de bactéries dont il a besoin pour pouvoir fonctionner correctement.

L'intestin abrite à la fois des bactéries de fermentation qui dégradent les glucides, et des bactéries de putréfaction qui dégradent les protéines.

L’ensemble de ces bactéries  forment un écosystème stable nécessaire à notre équilibre et à notre santé.

Les aliments reconstituants de la flore intestinale

Pour reconstituer la flore intestinale, il faut :

-Manger des légumes à chaque repas et des fruits en quantité suffisante (au moins 1 par jour)

-Consommer des protéines animales, en alternant les viandes, les poissons, les œufs et les fruits de mer 1 fois par jour.

-Consommer du pain et des féculents complets 1 fois par jour.

-Eviter le sucre

-Prendre des probiotiques (achetés en pharmacie pour une meilleure qualité) en cure de 1 à 3 mois, à renouveler chaque année, selon ses besoins.



Reprise d'une alimentation normale

Même si l’envie est grande lorsque la maladie s’en va, évitez les excès dans les jours suivant l'épisode de gastro-entérite.

L’idée est de reprendre son alimentation habituelle de manière progressive en y réintroduisant peu à peu toutes les vitamines (fruits et légumes), les protéines (viandes et poisson), les féculents (pâtes, pain), les produits laitiers (lait, fromage) et enfin, en dernier, les lipides (fritures, charcuterie) et les glucides.

Éviter une nouvelle contamination

Pour ne pas retourner dans le fond de votre lit une fois sur pied, prenez des précautions au quotidien pour maintenir le virus éloigné de vous.

Lavez-vous souvent les mains et privilégiez les mouchoirs en papier à usage unique.

Veillez à aérer quotidiennement les pièces de la maison, à laver et à désinfecter votre réfrigérateur régulièrement… Enfin, ne mangez pas les aliments qui auraient pu, d'une façon ou d'une autre, être contaminés.


Référence: Passeport Santé